Projet de Lutte contre la déforestation et la dégradation des espaces forestiers péri-urbains de Yaoundé à travers la vulgarisation des bonnes pratiques de carbonisation dans les pôles de production du charbon de bois des villages Akak, Ebogo et Meyene

Des études menées en 2011 par le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MINEP) en périphérie de Yaoundé montrent que le charbon de bois provient majoritairement des forêts secondaires (78,8%). A l’inverse, le bois de feu est majoritairement prélevé dans les anciennes jachères (36,4 %), les champs (16,5 %) ou les agro-forêts plus près du village. Cette même étude montre aussi que la ressource bois est prélevée de plus en plus loin des villages, bois de feu et charbon de bois confondus. Cela traduit de la raréfaction de la ressource bois aux abords de Yaoundé à cause d’une demande urbaine de plus en plus importante. C’est pour répondre à cet épineux problème qu’ASD a initié le projet « Lutte contre la déforestation et la dégradation des espaces forestiers péri-urbains de Yaoundé à travers la vulgarisation des bonnes pratiques de carbonisation dans les pôles de production du charbon de bois des villages Akak, Ebogo et Meyene ». Ce projet a bénéficié de l’appui technique et financier de GEF Small Grants Programme – UNDP entre 2015 et 2016

Résultats

Au terme du projet :

– Près de 225 personnes parmi lesquelles 105 femmes ont été formées en technique améliorée de carbonisation (technique casamançaise) sur la multiplication des essences forestières, en particulier l’Acacia mangium, et sur la production des plants de bananiers-plantains à partir des rejets (PIF).

– Plus de 40 femmes ont bénéficié d’un fonds rotatif d’un million dans deux associations de femmes légalisées par ASD : Association des femmes unies pour le developpement d’Akak I (AFUDA) et l’association des charbonniers d’Ekiembié I (ACE).

15 000 plants d’Acacia mangium et 2 000 plants de bananiers-plantains ont été produits.